C'est le temps des fêtes, c'est le temps des cartes aussi. Parce qu'ici dans cette happy family il est de coutume que moi et ma soeur fassions des cartes pour nos aimés - notre famille. Pas de cadeaux à acheter - rien que de belles cartes pleines D'AMOUR de SENTIMENTS et de VRAIS TRUCS QUI FONT PLEURER. Eh bien voilà, moi "l'écrivain de la famille" j'suis délégué à l'écriture des textes - ma soeur à la job easy peasy de concevoir le côté graphique et matériel des cartes. Ce qui veut dire qu'à chaque fêtes j'dois sortir mes trippes - d'au moins quelque centimètres s'il vous plaît - et qu'à chaque fêtes je me retrouve devant la PAGE BLANCHE. À chaque fêtes je doute de mon talent et puis c'est que cette année c'est limite critique... Faut dire que j'me demande sérieusement si vers les 18 y'a pas une carapace qui s'forme et qu'les conventions nous ont pas un peu coupées l'expression lyrique de nos sentiments. J'écrivais des trucs à faire pleurer auparavant - et ce, très naïvemet. Avec les années les pleurs sont allés en diminuant, mes cartes se sont affinés, mais dans une direction plus polie, mondaine, APPROPRIÉE. Voilà que j'viens à me dire: soit les sentiments nous sont castrés par le temps et que la télévision nous renvoies des images de maturité froide et impersonnelle, ou bien qu'en grandissant les problématiques sentimentales deviennent trop grandes - qu'on s'en rend compte - qu'on prend plutôt pour de la vulnérabilité l'acte de s'exprimer pleinement et de confronter les choses. Si d'une chose je suis certain - je me sens définitivement de plus en plus à part. Et voilà que tout se fige un peu autour de moi, je n'ose plus vraiment regarder les sentiments en face, parce que les retranscrire, c'est oh si dur et oh si pathos d'essayer de les adapter convenablement à un contexte aussi chargé que celui de Noël. Où tout le monde se rassemble, tout le monde ne se connaissent plus vraiment et tout le monde s'éloignent un peu. In 'n out. Arf - j'ai des cartes à faire XD
Go go, t'as plus 5 ans, t'en à 6 maintenant. Émerveillement et naïveté sont toujours d'actualité...18 ans c'est rien que du temps qui coule - gonflé par un orgueuil un peu faux et illusoire. T'es pas immortel - gâche toi pas l'temps avec d'la vanité. Vie et regarde les autres dans les yeux. C'est c'qui faut - c'est c'qui touche.
Wednesday, December 24, 2008
Saturday, December 20, 2008
Parce qu'avant tout Image
Demain je me retrouverai dans un coin réellement perdu (Candiac n'est rien comparé à Verchères), dans une maison réellement inconnue, assistant à la soirée d'une pafaite étrangère. Cette G. (l'étrangère) a invité les filles. Ces filles sont chargés d'inviter les gars. Me voilà "gars" invité. L'intention est claire et évidente; voilà qui met une certaine pression - voilà qui excite tout autant l'instinct. Mon instinct d'homme qui s'éveillerait finalement? Que oui... Et puis voilà qu'j''ai l'impression de tout vivre à retardement, comme si j'avais vécu dans un incubateur le temps d'un adolescence, et puis qu'à l'aube de mes 18 ans, je me réveillais, je me révélais quelque peu...Comme si je marchais pour la première des fois.
Cela m'amène à penser (comme c'est con) à ce à quoi je projette au premier regard. Ce qui touche. Ce qui répugne. Ce qui reste. Je ne me suis jamais fondamentalement posé cette question, quoique j'ai toujours essayé, subconsciemment bien sûr, de pallier aux attentes et standards sociaux, touché de ridicule et d'essais vaints. Il reste que jamais cette question ne s'était présentée sous cette forme, pour que j'arrive du moins à en faire une certaine maladie, toute petite soit-elle. Le fait qu'elle me soit amenée par une problématique aussi superficielle m'amuse...Une mise en question pour une histoire de fesses (espérée?). L'animal est peut-être plus superficiel qu'on le croit...Qui sait.Mais encore, la question reste...Que suis-je dans le premier des regards?
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